Notre recherche de jeu.

Pour commencer faire l'inventaire du / de la corps/jeu/présence que nous travaillons :


Un corps frontal

Un corps fébrile

Un corps tendu

Un corps tenu/très maitrisé

Un corps transpirant

Un corps où le périnée est très engagé

Un corps presqu'immobile

Un corps à l'immobilité contrarié et contrarié par son immobilité.

Un corps à la respiration intense

Un corps très conscient de chaque geste

Un corps qui cultive une précision extreme de ses mouvements

Un corps au mouvement très réduit

Un corps qui mets de la "qualité" (dans le sens de dessin) dans ce qu'il fait.

Un corps ayant conscient de la forme dans laquelle il évolue.


Des regards très dessinés

Des regards vifs

Des regards alertes

Des regards sur-attentifs au zones périphériques

Des regards de face


Une sensation de nudité exacerbé

Une sensation d'exposition

Une sensation de paranoïa

Une sensation de force/pouvoir/domination

Une sensation d'humiliation

Une sensation de vulnérabilité


Une écoute active

Une écoute qui te permet de regarder

Une écoute épidermique

Une écoute réactive (qui lance une réaction de manière impulsive)

Une écoute nerveuse


Un jeu des masques sociaux.

Des masques qui sont attaqués, en tension eux aussi. Qui se fissurent et se réparent


La tension arrive par vague. C'est un mouvement perpétuel entre investir un grande tension dans le jeu et "ouvrir les vannes". Il faut caler ce mouvement sur le parcours du personnage.


Il faut convoquer des choses qui n'existe pas au plateau. Les entrées, sorties, l'espace, les mouvements, ... Tout l'espace entre la narration et le plateau. Il faut convoquer un imaginaire.

Kristian Zahrtmann (1843-1917) - The naked Jesus Christ reveals himself for Saint Catherine, oil on canvas, 73 x 62 cm. 1913.